Note23
Générateur Gravitaire Rotatif (GGR) – Conception passive et bilan énergétique
Résumé
Le GGR est un générateur rotatif monobloc cylindrique comportant des paires de tubes double parois allant par pairs en vis-à-vis, empli d’eau désoxygénée, confiné dans un cocon sous vide partiel. Le mécanisme de transition actif/inactif de double fonds repose sur deux fonds l'une fixe l'autre rotatif comportant des trous de diamètres grandissants, avec une surface interieure rugueuse pour limiter les flux parasites. Selon l'alignement des DF, ceux-ci deviennent successivement étanche à l'eau ou fermés
1. Architecture
- Cylindre monobloc tournant à 0,8–1,2 tr/s (nominal 1 tr/s).
- Diamètre externe : 3,6 m (rayon 1,8 m).
- Hauteur : 0,8–1,2 m.
- Fluide : eau désoxygénée, volume annulaire effectif 3–5 m³ (masse 3–5 t).
- Tubes radiaux intégrés au cylindre, compartiments adjacents remplis de plastique ultraléger plein (densité apparente 100–400 kg/m³).
- 8 paires de double fonds (df) de 50 cm de diamètre intérieur (16 df au total).
- Structure fractale origami (fractami) en aluminium 7075-T6 anodisé, modules consommables et recyclables. Le principe des structures fractami optimisent les propriétés mécaniques des matériaux ainsi structures finement pour supporter, forces de compression, cisaillement, torsion ou combinés dans devoir faire appel à des matériaux hinereux, tout en allégeant les pièces.
- Cocon sous vide partiel (0,10–0,20 atm), diamètre interne 4,0–4,2 m, épaisseur 5–10 mm (composite carbone + fractami interne). Des orifices a clapets servent à extraire de l'air par l'effet de rotation.
- Masse totale estimée : 550–850 kg.
2. Mécanisme de transition actif/inactif
Chaque double fond est associé à une plaque percée de trous de diamètres croissants (typiquement 3 → 6 → 12 → 20–25 mm, 4–6 trous alignés radialement). Les trous sont profilés coniquement (ouverture plus large vers le centre) pour réduire cavitation et perte de charge.
- Au centre (basse pression) : les petits trous équilibrent la pression → df inactif (perméable, suit passivement) avec un soutien mécanique minimal pour actionnement modes ouvert vs fermé.
- À mesure que le df s’éloigne radialement : la pression centrifuge augmente → les trous plus grands deviennent nécessaires, mais la force nette sur le df fermé domine → df actif (étanche effective).
Les faces de superposition (entre plaques ou zones adjacentes) sont rendues rugueuses (Ra 4–8 µm, motifs micro-fractals ou sablage contrôlé) dans les bandes de chevauchement. Cela augmente la perte de charge locale et réduit le flux parasite de 50–70 % quand le df est censé être fermé, sans bloquer le débit au centre.
Un faible déphasage angulaire actif suffit. Le gradient centrifuge pilote la transition.
3. Récupération énergétique
- Continue : rotation soutenue du monobloc → stator fixe périphérique (aimants permanents sur surface externe). Puissance moyenne 200–600 W.
- Pulsée : impulsions de freinage → cisaillement visqueux + inertie volumique → transfert au rotor central. Rendement visqueux global 30–45 % (optimisé par rugosité et géométrie des trous).
4. Bilan énergétique
À 1 tr/s (ω = 6,28 rad/s), rendement hybride 30–45 % :
- Gradient centrifuge moyen : 60–80 kPa.
- Force df actif moyen (après fuite résiduelle réduite par rugosité) : 3200–3400 N.
- Travail extrait par paire et par cycle : 4,2–4,8 kJ.
- Puissance brute (8 paires, 1 cycle/s) : 34–38 kW.
- Coût basculement : quasi nul (passif, dissipation minimale dans les trous).
- Pertes de maintien RPM :
– Aérodynamiques résiduelles (cocon vide) : 20–60 W
– Viscosité interne : 400–900 W
– Mécaniques + pompe vide : 200–500 W
– Total pertes maintien : 0,7–1,5 kW
- Puissance nette disponible : 32–36 kW (moyenne 34 kW stable).
- Énergie annuelle (8000 h de fonctionnement) : 256–288 MWh/an.
5. Maintenance et supervision
Pour assurer la maintenabilité en environnement isolé ou spatial, le GGR intègre des orifices avec mini sas d'accès (chambres étanches avec valves doubles), gérés par vannes électromagnétiques. Ces sas (4–6 par cocon, diamètre 10–15 cm) permettent l'intervention de bras robotisés solidaires du rotor central pour l'entretien ou le remplacement des pièces (modules fractami, capteurs, rainures usées).
Les bras robotisés, ancrés au rotor central, bénéficient d'une intégration solidaire qui minimise les vibrations et facilite l'accès radial aux zones critiques. Cette conception réduit le temps d'intervention à 30–60 minutes par module, sans perte de vide partiel ni contamination du fluide. Critique : l'ancrage solidaire augmente légèrement les contraintes torsionnelles sur le rotor (gain de masse de 5–10 kg), mais améliore la précision robotique en synchronisant les mouvements avec la rotation. Amélioration suggérée : bras fractami pliables (aluminium 7075-T6) pour une compacité maximale et un déploiement automatique via ressorts passifs, avec capteurs de position pour éviter les collisions.
La supervision est assurée en temps réel par des capteurs d'usure et de contraintes, principalement via analyse de vibrations avec deep learning. Les capteurs piezo-électriques ou à fibre optique intégrés aux fractami mesurent les modes vibratoires, les déformations locales et les pics de cisaillement. Un modèle de deep learning (réseau neuronal convolutif ou LSTM embarqué sur micro-contrôleur) analyse ces données pour prédire l'usure (fatigue cumulative sur les plis) et les contraintes critiques, avec une précision estimée à 85–95 % après entraînement sur 10 000–50 000 cycles. Critique : le deep learning consomme 10–50 W et nécessite un entraînement initial avec données réelles ; en espace, les radiations peuvent corrompre les modèles. Amélioration suggérée : hybrider avec algorithmes simples (thresholds sur amplitude vibratoire) pour redondance, et intégrer un cloud edge (processeur durci aux radiations) pour mises à jour over-the-air.
La récupération thermique exploite les pertes visqueuses internes (400–900 W en continu, jusqu'à 15 kW en pics). Des métaux conducteurs (aluminium fractami gainé cuivre) adjacents le long des tubes capturent la chaleur par conduction. Celle-ci est transmise par contact à un réseau extérieur d’eau glycolée (boucle fermée avec pompe minimale, 20–50 W). Le réseau alimente des panneaux radiants pour l’habitacle et un serpentin pour l’eau sanitaire (température cible 40–50 °C). Rendement de transfert estimé : 70–85 %. Puissance thermique utile récupérée : 8–12 kW en continu. Critique : sans isolation MLI multicouche sur le cocon externe, une partie significative est rayonnée vers le vide spatial. Amélioration suggérée : caloducs fractami radiaux pour diriger la chaleur vers l’intérieur, et matériau à changement de phase (PCM) dans le réservoir sanitaire pour lisser les pics.
6. Limites et verrous critiques
Fuite résiduelle : malgré rugosité, 2–8 % de force nette perdue à l’extérieur.
Érosion : débit à travers les trous les plus grands peut user les bords (aluminium anodisé dur résiste bien, titane ou céramique recommandé pour >50 000 cycles).
Thermique : pertes visqueuses internes → surchauffe en vide spatial sans caloducs radiaux et radiateurs déployables.
Masse : 550–850 kg → pénalisante pour applications mobiles légères.
Fabrication : tolérances <0,1 mm sur trous coniques et rugosité contrôlée sur grande surface → coût élevé.
7. Améliorations proposées
Profilage conique optimisé + rugosité localisée (Ra 5–8 µm sur 1–2 mm autour des trous).
Caloducs fractami radiaux vers cocon externe pour dissipation passive.
Modules fractami clipsables pour remplacement orbital.
Prototype réduit (diamètre 1 m, 2–4 df) pour mesurer force nette réelle, débit parasite et échauffement.
Conclusion
Le GGR avec trous de diamètres grandissants et surface rugueuse offre une transition actif/inactif entièrement passive pilotée par le gradient centrifuge. Il produit 32–36 kW nets en continu dans la configuration optimisée, couvrant les besoins de survie, bioréacteurs et production de matériaux pour un équipage réduit ou 40–60 foyers terrestres en mode autonome. La récupération thermique (8–12 kW utiles) transforme les pertes visqueuses en chauffage habitacle et eau sanitaire. Le bilan reste positif, mais la gestion thermique en vide spatial et la masse totale limitent son intégration sur navettes légères. Une validation expérimentale à échelle réduite est indispensable pour confirmer le rendement réel et la tenue à long terme.

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