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Note39

 Le feu sur l’argile : une possible mémoire technologique de l’Égypte ancienne dans le Coran Le verset 28:38 du Coran rapporte une parole de Pharaon adressée à Hāmān : « Ô Hāmān, mets à feu pour moi sur l’argile, puis établis pour moi une construction afin que je puisse atteindre les voies des cieux et regarder vers le Dieu de Moïse. » Le point linguistique essentiel réside dans l’expression عَلَى الطِّينِ (ʿalā al-ṭīn). La préposition ʿalā signifie « sur », « au-dessus de », tandis que al-ṭīn désigne l’argile ou une matière terreuse. Le texte ne dit donc pas simplement « cuis l’argile » : il décrit littéralement un feu établi sur ou au-dessus du ṭīn. Cette formulation mérite d’être confrontée aux techniques de construction connues dans l’Égypte du Nouvel Empire.  L’Égypte ancienne maîtrisait en effet plusieurs procédés dans lesquels la chaleur transformait des matières minérales destinées à la construction. Le gypse occupe à cet égard une place particulière. Les données arché...

Note38

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Évaluer historiquement la prétention révélée du Coran : une méthode comparative et neutre Résumé L'origine révélée du Coran ne peut pas être démontrée directement par la méthode historique. En revanche, sa pertinence explicative peut être évaluée de manière comparative et neutre. Le présent modèle propose une méthode fondée sur une « dissection sémantique » des récits coraniques : chaque scène est décomposée en propositions et détails élémentaires, puis chaque élément est confronté indépendamment aux données historiques, archéologiques, linguistiques et textuelles disponibles. L'objectif n'est pas de présupposer une origine divine, mais de comparer plusieurs hypothèses concurrentes : conservation de traditions historiques anciennes, composition ou reconstruction humaine tardive, et origine révélée. Une attention particulière est accordée à la possibilité que certaines traditions aujourd'hui disparues aient été transmises oralement ou dans des écrits qui ne nous sont ...

Note37

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Le feu sur l'argile : une possible mémoire technologique de l'Égypte ancienne dans le Coran Le verset 28:38 du Coran rapporte une parole de Pharaon adressée à Hāmān : « ô Hāmān, mets à feu pour moi sur l'argile, puis établis pour moi une construction afin que je puisse atteindre les voies des cieux et regarder vers le Dieu de Moïse. » Le point linguistique essentiel réside dans l'expression عَلَى الطِّينِ ( ʿalā al-ṭīn ) . La préposition ʿalā signifie « sur », « au-dessus de », et al-ṭīn désigne l'argile ou la terre argileuse. Le texte ne dit donc pas simplement « cuis l'argile » : il décrit littéralement un feu établi sur l'argile . Cette formulation mérite d'être confrontée aux techniques de construction de l'Égypte du Nouvel Empire. Une technologie égyptienne utilisant le feu pour les matériaux de construction Les données archéologiques montrent que les Égyptiens maîtrisaient plusieurs procédés dans lesquels la chaleur transformait des m...

Note36

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Hāmān et Amon : hypothèse d'une transmission sémitique ancienne du nom dans le Coran Résumé Le personnage de Hāmān constitue l'une des énigmes onomastiques et historiques du récit coranique de Moïse. Il apparaît à plusieurs reprises dans une proximité exceptionnelle avec Pharaon, notamment dans les domaines du pouvoir, de l'armée, de la construction et du religieux. Cette configuration invite à examiner l'hypothèse selon laquelle le nom coranique Hāmān pourrait conserver, sous une forme sémitique adaptée, une ancienne tradition liée au dieu égyptien Amon/Amun. La présente étude ne prétend pas démontrer l'identité Hāmān = Amon. Elle examine une hypothèse plus précise : celle d'une transmission orale ancienne d'un nom égyptien ou gréco-égyptien à travers des milieux sémitophones, éventuellement syriaques ou araméens, dont la vocalisation aurait été adaptée avant d'être finalement fixée par le texte coranique. L'intérêt de cette hypothèse repose sur la ...