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Note41

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Possible allusions aux inondations périodiques des tombeaux dans la Vallée des Rois et la Vallée des Reines À plusieurs reprises, le Coran évoque la noyade de Pharaon et de ses troupes. Il ajoute, dans un passage particulièrement remarquable, que le corps de Pharaon est conservé afin de constituer un signe pour les générations futures. Cette formulation a parfois été rapprochée de la conservation matérielle des dépouilles royales égyptiennes, notamment celles retrouvées dans les nécropoles thébaines. Les principaux versets relatifs à la noyade de Pharaon Sourate Yūnus (10:90-92) : « Et Nous fîmes traverser les flots aux enfants d'Israʾël. Pharaon et ses troupes les poursuivirent avec acharnement et inimitié. Puis, quand la noyade l'eut atteint , il dit:  -"Je crois qu'il n'y a d'autre divinité que Celui en qui ont cru les enfants d'Israël. Et je suis du nombre des soumis." Allah dit : Maintenant ? Alors qu'auparavant tu as désobéi et que tu a...

Note40

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Le vocabulaire ancien de la transformation des matériaux :   طين ,تراب،ر et  حجر Introduction L'interprétation de [ tîn ]  الطين dans le vocabulaire coranique ne doit pas être compris par le sens moderne d'argile, dans un sens chimique et spécifique, qui appartient à une classification minéralogique étrangère aux catégories arabes anciennes. Même s'il est usuellement employé pour désigner de l'argile par extension. L'usage coranique parallèle de [ sˁalsˁal ] صَلْصَال comparée à de la poterie -pour sa sonorité-, ou [ ħamā '] حَمَأ comparée à une pâte modelée -pour sa transformation sous l'effet de la chaleur- témoigne de son utilisation pour désigner une forme de terre qui se solidifie en séchant. La lexicographie arabe rattache directement الطين   [ tîn ] à التراب  [terre] et à l'eau : il s'agit fondamentalement d'une terre particulière devenue humide ou mélangée à l'eau. À partir de cette matière, les sources anciennes envisagent différents...

Note39

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Pharaon, Moïse et les signes de l'autorité divine dans le Coran 43:51-53 Le passage de la sourate Az-Zukhruf (43:51-53) mérite une attention particulière lorsqu'on le replace dans le contexte culturel et politique de l'Égypte du Nouvel Empire. Pharaon y oppose sa propre personne à Moïse en mobilisant plusieurs critères de légitimité : l'éloquence, le prestige matériel, l'or et la présence de messagers divins accompagnateurs. Pris ensemble, ces éléments composent un discours de pouvoir qui peut être éclairé par les conceptions égyptiennes de la royauté. 1. Une comparaison directe entre Pharaon et Moïse Pharaon déclare : « Ne suis-je pas meilleur que celui-ci, qui est méprisable et qui sait à peine s'exprimer ? » (Coran 43:52) La première attaque porte donc sur la parole . Ce détail est important. Pharaon ne commence pas par contester la doctrine de Moïse, mais sa capacité à incarner publiquement l'autorité. Dans une société où la parole royale possèd...

Note38

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Évaluer historiquement la prétention révélée du Coran : une méthode comparative et neutre Résumé L'origine révélée du Coran ne peut pas être démontrée directement par la méthode historique. En revanche, sa pertinence explicative peut être évaluée de manière comparative et neutre. Le présent modèle propose une méthode fondée sur une « dissection sémantique » des récits coraniques : chaque scène est décomposée en propositions et détails élémentaires, puis chaque élément est confronté indépendamment aux données historiques, archéologiques, linguistiques et textuelles disponibles. L'objectif n'est pas de présupposer une origine divine, mais de comparer plusieurs hypothèses concurrentes : conservation de traditions historiques anciennes, composition ou reconstruction humaine tardive, et origine révélée. Une attention particulière est accordée à la possibilité que certaines traditions aujourd'hui disparues aient été transmises oralement ou dans des écrits qui ne nous sont ...

Note37

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Le feu sur l'argile : une possible mémoire technologique de l'Égypte ancienne dans le Coran Le verset 28:38 du Coran rapporte une parole de Pharaon adressée à Hāmān : « ô Hāmān, provoque pour moi le feu pardessus l'argile, puis assigne pour moi un monument tel que je puisse atteindre les voies des cieux et regarder vers le Dieu de Moïse. »  Le point linguistique essentiel réside dans l'expression عَلَى الطِّينِ ( ʿalā al-ṭīn ) . La préposition ʿalā signifie « sur », « au-dessus de », et al-ṭīn désigne l'argile ou la terre argileuse. Le texte ne dit donc pas simplement « cuis l'argile » : il décrit littéralement un feu établi sur l'argile. Cette formulation mérite d'être confrontée aux techniques de construction de l'Égypte du Nouvel Empire. Une technologie égyptienne utilisant le feu pour les matériaux de construction Les données archéologiques montrent que les Égyptiens maîtrisaient plusieurs procédés dans lesquels la chaleur transformait ...