Note36
Pharaon, Moïse et les signes de l'autorité divine dans le Coran 43:51-53 Le passage de la sourate Az-Zukhruf (43:51-53) mérite une attention particulière lorsqu'on le replace dans le contexte culturel et politique de l'Égypte du Nouvel Empire. Pharaon y oppose sa propre personne à Moïse en mobilisant plusieurs critères de légitimité : l'éloquence, le prestige matériel, l'or et la présence de messagers divins accompagnateurs. Pris ensemble, ces éléments composent un discours de pouvoir qui peut être éclairé par les conceptions égyptiennes de la royauté. 1. Une comparaison directe entre Pharaon et Moïse Pharaon déclare : « Ne suis-je pas meilleur que celui-ci, qui est méprisable et qui sait à peine s'exprimer ? » (Coran 43:52) La première attaque porte donc sur la parole . Ce détail est important. Pharaon ne commence pas par contester la doctrine de Moïse, mais sa capacité à incarner publiquement l'autorité. Dans une société où la parole royale possède u...