Note38
Postulat de l’infini physiquement accompli 1. Objet Le présent texte vise à établir une distinction entre deux acceptions de l’infini susceptibles d’intervenir dans l’analyse des fréquences physiques : 1. l’infini comme limite d’une procédure de croissance ; 2. l’infini comme totalité physiquement accomplie. La thèse défendue est la suivante : dans le second cas, aucune fréquence convergente ne peut être identifiée, en aucun sens. Le point décisif est que, dans un infini accompli par un passé sans limite, la possibilité d’organiser n’importe quelle variété instable — venue détruire une situation stable donnée — comme arbitrairement plus fréquente que les situations stables, sur toute la longueur des rangées respectives, interdit toute convergence. C’est précisément pour établir ce point que le postulat est érigé. Si le temps ou l'espace était infini, tout ce qui est probable se produirait une infinité de fois. Dans un univers infini non borné toute mesure serait insoutenable. 2....