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Note37

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Le feu sur l'argile : une possible mémoire technologique de l'Égypte ancienne dans le Coran Le verset 28:38 du Coran rapporte une parole de Pharaon adressée à Hāmān : « ô Hāmān, mets à feu pour moi sur l'argile, puis établis pour moi une construction afin que je puisse atteindre les voies des cieux et regarder vers le Dieu de Moïse. » Le point linguistique essentiel réside dans l'expression عَلَى الطِّينِ ( ʿalā al-ṭīn ) . La préposition ʿalā signifie « sur », « au-dessus de », et al-ṭīn désigne l'argile ou la terre argileuse. Le texte ne dit donc pas simplement « cuis l'argile » : il décrit littéralement un feu établi sur l'argile . Cette formulation mérite d'être confrontée aux techniques de construction de l'Égypte du Nouvel Empire. Une technologie égyptienne utilisant le feu pour les matériaux de construction Les données archéologiques montrent que les Égyptiens maîtrisaient plusieurs procédés dans lesquels la chaleur transformait des m...

Note36

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Hāmān et Amon : hypothèse d'une transmission sémitique ancienne du nom dans le Coran Résumé Le personnage de Hāmān constitue l'une des énigmes onomastiques et historiques du récit coranique de Moïse. Il apparaît à plusieurs reprises dans une proximité exceptionnelle avec Pharaon, notamment dans les domaines du pouvoir, de l'armée, de la construction et du religieux. Cette configuration invite à examiner l'hypothèse selon laquelle le nom coranique Hāmān pourrait conserver, sous une forme sémitique adaptée, une ancienne tradition liée au dieu égyptien Amon/Amun. La présente étude ne prétend pas démontrer l'identité Hāmān = Amon. Elle examine une hypothèse plus précise : celle d'une transmission orale ancienne d'un nom égyptien ou gréco-égyptien à travers des milieux sémitophones, éventuellement syriaques ou araméens, dont la vocalisation aurait été adaptée avant d'être finalement fixée par le texte coranique. L'intérêt de cette hypothèse repose sur la ...

Note35

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Lecture territoriale du récit coranique : jardins, sources, demeures et héritage du territoire hérité par Israël  Une lecture globale des passages consacrés à Pharaon permet de formuler une hypothèse géographique et historique assez précise. Le texte décrit  un ensemble territorial habité, aménagé et exploité par le pouvoir pharaonique et sa population . 1. Les possessions abandonnées par Pharaon Dans le passage de Coran 26:53-59 , Pharaon apprend le départ des Israélites et envoie des hāshirīn , des « rassembleurs », dans les villes : « Et Pharaon envoya des rassembleurs dans les villes. » « Ceux-ci sont une bande insignifiante. » Puis le récit décrit ce que Pharaon et son peuple vont perdre : « Nous les fîmes sortir de jardins et de sources, de trésors et de demeures honorables. Ainsi, Nous en fîmes hériter les Enfants d'Israël. » (26:57-59) Le terme employé pour « sources », ʿuyūn , désigne des sources ou points d'eau. Il ne s'agit donc pas du même vocabulaire...

Note34

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  Ṣafiyya bint Ḥuyayy et la filiation aaronide des Juifs de Médine Ṣafiyya bint Ḥuyayy ibn Akhṭab appartenait à la tribu juive des Banū al-Naḍīr, établie à Yathrib (Médine). Les sources islamiques lui attribuent une ascendance remontant à Hārūn ibn ʿImrān (Aaron), frère de Mūsā (Moïse). Cette revendication n'est pas isolée : elle s'inscrit dans une tradition plus large concernant les Banū al-Naḍīr et les Banū Qurayẓa, deux tribus fréquemment présentées comme issues de la lignée sacerdotale d'Aaron.  Le hadith Une tradition rapportée par at-Tirmidhī (n° 3892), qu'il qualifie de ḥasan ṣaḥīḥ gharīb , relate que Ṣafiyya se plaignit au Prophète que ʿĀʾisha et Ḥafṣa l'avaient rabaissée en disant qu'elle était « la fille d'un Juif ». Le Prophète lui répondit : « Pourquoi ne leur as-tu pas répondu : comment pourriez-vous être meilleures que moi, alors que mon mari est Muḥammad, mon père est Aaron et mon oncle est Moïse ? » Des versions voisines sont également ...